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Trois acteurs, texte en main, se partagent la parole, dialoguent, s’invectivent, ou seuls, s’emparent d’un fragment et deviennent cet enfant qui parle. Ils lisent et sont vite rattrapés par le désir de jouer comme des enfants, comme des acteurs.
Deux chaises et quelques objets, pour aider à passer d’une histoire à l’autre, dessiner différents espaces : coin de cour, marelle, arbre confident, lieu clos de la classe…

L’histoire

Qui prête attention à un vêtement oublié dans un coin d’une cour de récréation ?
Sylvain Levey.
Il s’en empare, piste la trace, mène l’enquête pour retrouver le moment où l’enfant a délaissé, abandonné une cagoule, un gant, un ciré trop jaune…
Des fragments d’histoire se succèdent et nous entendons résonner en écho la Grande Histoire, de la der des ders aux enfants des sans papiers.
Bruits de jeux, conversations, rires et disputes, ces objets font surgir les voix de ces centaines de culottes courtes qui se sont succédés dans ces cours.
Et la voix des adultes, bienveillantes, réprobatrices, terrifiantes ; les adultes victimes ou complices de ces soubresauts de l’histoire.

Note d’intention

Au fronton de l’école ces trois mots : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.
Sur les vêtements des enfants d’aujourd’hui, d’autres signes s’étalent : noms de marques, logos, injonction publicitaires.
Et sur cette blouse grise au fond d’un carton, une belle étoile. Jaune.
Alors ce qui nous apparaissait comme une idée amusante, un peu futile, sert soudainement de révélateur, nous montre à quel point l’école est le reflet de la société qui l’entoure et non une forteresse à l’abri des chaos du temps.

Comment mettre en scène ce texte ? Toutes les entrées sont possibles. Une seule porte est fermée, celle qui ouvre sur le chemin de la nostalgie. C’est avant tout un texte politique qui replace le jeune lecteur/spectateur/acteur à l’endroit où il se trouve, c’est à dire début du 21e siècle avec une histoire avant, une histoire pendant et une histoire après lui.
Sylvain Levey

Les comédiens

Valérie Charpinet I Victor Mazzilli I Claudine Sarzier